Les images de délabrement des infrastructures sportives des JO 2016 à Rio ont choqué la planète. Une fois les jeux terminés, souvent, les piscines, parcours de golf, à défaut d’être utiles ou démontés deviennent des cimetières.

Héritage architectural d’Athènes 2004

Aujourd’hui, seuls 30% des équipements ont trouvé un repreneur. Le Stade Olympique ou le parcours de canoë-kayak sont dans un état de délabrement avancé. Quelques événements et rencontres sportives ont utilisé certaines enceintes, mais ce n’est pas suffisant pour combler les déficits liés à la gestion du site. Cinquante à cent millions d’euros sont nécessaires chaque année pour assurer la sécurisation et la gestion des équipements des JO de 2004 en Grèce.

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Londres 2012, un bilan plutôt positif

La capitale anglaise a fait de nombreux aménagements pour un coût total de 15 milliards d’euros. La reconversion des équipements possibles a fonctionné car beaucoup ont été pensés pour être démontés. Le centre aquatique a été réduit. Au lieu d’accueillir 17.500 personnes, seulement 2.500 spectateurs peuvent y contenir. Le village olympique a été vendu pour moitié.

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Rio 2016, la favela brésilienne

Si sur le plan des transports, le constat est globalement positif, le reste est une véritable catastrophe économique et écologique. On se souvient de l’important taux de pollution au large de la plage Copacabana ou dans le lac Rodrigo de Freitas (aviron, canoë). L’image qui restera dans toutes les mémoires est certainement celle du mythique stade Maracaña dont les milliers de clichés circulent encore. On y voit des chats errants, des rats, de l’eau stagnante, bref, des infrastructures délaissées. Pour rappel, les constructions olympiques ont coûté 10 milliards d’euros au Brésil.

Paris 2024 : nouveau scandale ?

La capitale française pourrait décrocher les JO face à Los Angeles. Le comité de candidature a présenté un projet évalué à 6,2 milliards d’euros. Un budget bien moindre que Londres qui était pourtant une référence. Paris va s’appuyer sur des infrastructures existantes. Dans le meilleur des cas, Paris espère 10,7 milliards de retombées économiques.